Parlano di noi: “Le Slow Book, une façon de lutter contre la dictature du best-seller”

di Fabien Deglise.

Mais qu’y a-t-il dans l’eau en Italie? Après avoir donné naissance au mouvement Slow Food, qui s’inscrit contre la malbouffe, au mouvement des villes lentes, pour lutter contre les rythmes de vie effrénés, voilà que le pays de Berlusconi fait apparaitre le Slow Book, un nouveau concept qui cherche à préserver le livre contre la dictature des supermarchés, des chaînes monopolistiques et des palmarès commerciaux. En gros.

Ce sont trois amoureux des bouquins, Alberto Casadei, Andrea Cortellessa et Guido Mazzoni, qui sont à l’origine de ce nouveau mouvement qui, pour le moment, prend la forme d’une librairie en ligne baptisée Slowbook Farm. En substance, l’endroit propose un catalogue de livres qui, même s’ils ne se sont pas distingués par d’importants volumes de ventes, méritent, selon eux, d’être «sauvés» de l’implacable machine à formater les succès de librairie, en raison de leur très grande qualité littéraire. L’inventaire est sélectionné par un jury composé d’écrivains, de critiques, de philosophes, d’artistes, mais aussi de correcteursd’édition bossant dans plusieurs grandes maisons italiennes.

Pour la Slowbook Farm, la réelle valeur d’un bouquin ne peut pas seulement se mesurer en quelques semaines à la lumière des chiffres de vente. Qui plus est, la mise en exergue dans les commerces de livres des titres qui sont considérés comme les meilleurs vendeurs du moment, serait un geste «antipédagogique» posé chaque jour par les librairies des grandes chaînes qui invitent du coup «au conformisme, à l’homogénéisation».

Pas très impressionné par les palmarès et foncièrement versé dans la défense d’une bibliodiversité, le Slow Book diffuse sans problème sa liste de titres à sauvegarder — liste en constante évolution — et invite bien sûr les petits libraires — du moins ceux qui n’ont pas été encore rayés de la carte culturelle — en a faire usage pour stimuler les petites et moyennes maisons d’édition. Un antitote au marketing, parfois vulgaire, de la littérature qui toutefois pour le moment ne peut être consommé qu’en italien.

Pubblicato su Le Devoir.com, 21/11/2010.


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